Que propose la CENCO et l’ECC ?

La CENCO et l’ECC proposent aux congolaises, aux congolais et à toute personne de bonne volonté une initiative citoyenne, un cadre de réflexion en vue de parvenir à un Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la Région des Grands Lacs. Pour les initiateurs, ce processus est une réponse efficace et holistique aux crises sécuritaires récurrentes dont nos populations sont victimes. Elle est une suite que ces deux Organisations basées sur foi donnent à l’appel lancé par le Chef de l’Etat à Isiro, en 2024, lors d’un pèlerinage dédié à la Bienheureuse ANUARITE. Cette initiative de la CENCO/ ECC s’aligne sur la résolution 2773 du conseil de sécurité.

Sur quoi s’appuient les initiateurs du pacte ?

L’initiative pour le Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la Région des Grands Lacs est un processus de paix qui s’inscrit dans le cadre de la Mission prophétique et pastorale des deux Eglises. Il s’appuie sur les écritures saintes, notamment, le psaume 133,1 :« Voici, oh ! qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble » ; et Matthieu 5,9 : « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu ».

Il s’appuie également sur l’article 63 de la Constitution du 18 février 2006 de la RDC dispose : « tout congolais a le droit et le devoir sacré de défendre le pays et son intégrité territoriale face à une menace ou à une agression extérieure ».

L’initiative pour le Pacte social porte les valeurs morales et intellectuelles du « Bumuntu ».

Pourquoi la CENCO et l’ECC proposent cette initiative ?

Au niveau national, le Pacte vise à contribuer à mettre fin aux causes profondes internes aux crises cycliques et récurrentes qui frappent notre pays en vue d’une paix durable.

Pour la Région, ce processus veut contribuer aux efforts (régionaux et internationaux) pour juguler les causes profondes de l’instabilité de la région de grands lacs.

A long terme. Promouvoir le bien-vivre-ensemble des populations par le biais d’un projet pilote d’éducation à la paix.

Qui financent l’initiative ?

A ce jour, les deux Églises préfinancent tous les frais liés aux déplacements locaux, provinciaux et internationaux de la délégation CENCO-ECC, le fonctionnement du Secrétariat technique, les réunions de travail & des consultations, la conception et la gestion des outils de communication numérique (site internet et réseaux sociaux).

Que s’est-il passé lors de la phase préliminaire ?

Pendant la phase préliminaire, il était question de recueillir leurs avis par rapport à l’initiative. En RDC, le Chef de l’Etat, le leadership de l’AFC/M23, les Confessions religieuses, les Organisations de la Société civile (OSC) et les Acteurs politiques (Opposition et Union sacrée) ont été consultées. A l’étranger, plusieurs Chefs d’Etat (le Président du Rwanda le Président du Kenya, le Président du Congo-Brazzaville, le Président de l’Ouganda, le Président de l’Angola, le Président français), quelques membres des gouvernements, envoyés spéciaux et parlementaires (le Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Etrangères de la Belgique, l’Envoyé spécial de l’Union Européenne dans les Grands-Lacs, l’Envoyé spécial de la Grande-Bretagne dans les Grands-Lacs, les Représentants du Département d’Etat et de la Commission des Affaires étrangères du Congrès ainsi que du Sénat américains, le Représentant de la France aux Nations Unies, du Ministre d’Etat et Ministre des Affaires étrangères du Qatar ainsi que le Ministre des Affaires étrangères du Togo), le Secrétaire général des NU, plusieurs Organisations internationales, les leaders religieux et les acteurs politiques congolais en exil ont échangé avec la délégation conjointe CENCO-ECC.

Dans l’ensemble, les personnalités rencontrées ont tous reconnu que la prise en compte des causes profondes internes ainsi que la perspective de restauration de la paix et du bien-vivre-ensemble proposées par la Cenco/Ecc pour répondre aux défis de la RDC et de la région, confèrent à cette initiative son caractère original et objectif. Haut du formulaireBas du formulaireElles ont, en outre, promis de porter le processus jusqu’à son terme. En définitive, les autorités internationales rencontrées ont souligné la nécessité d’un dialogue interne et inclusif, abordant les causes profondes du conflit, en conformité avec la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Les discussions engagées par la délégation CENCO-ECC avec les principales personnalités politiques, diplomatiques et la société civile en Europe ont conduit à l’adoption par le Parlement européen, de la Résolution RC-B10-0211/2025, au point 4, reconnaissant la contribution du Pacte social porté par les deux Églises dans le processus de paix en RDC et dans la région des Grands- Lacs.

Trois principaux (03) défis restent à relever :

  • La connaissance limitée de l’initiative du Pacte social parmi certains acteurs politiques, membres de la société civile et la population congolaise en général, pensant que le Pacte social serait déjà écrit alors que la CENCO et l’ECC n’offre que le cadre afin que les congolais eux-mêmes écrivent leur Pacte.
  • La sécurité de certains compatriotes en exil et ceux vivant dans les zones non contrôlées par le gouvernement qui exigent des garanties avant de venir pour participer aux travaux.
  • La question des ressources et défis logistiques nécessaires pour la mise en œuvre de l’initiative, le Gouvernement congolais et les partenaires traditionnels ne financent pas encore les activités de l’initiative.

Outre ces défis, quelques risques et menaces peuvent être mentionnés :

La prolifération et la circulation incontrôlée des armes, des forces armées, ainsi que la présence de mines explosives et d’obus non explosés sur le sol congolais constituent une menace sérieuse pour la sécurité régionale.

De plus, les accords bilatéraux et multilatéraux signés par la RDC avec ses voisins et divers partenaires internationaux, sans une implication du Parlement, exposent le processus de paix à d’autres formes de conflits latents.

La prise en charge des réfugiés et des déplacés constitue une menace pour la stabilité de la région

Le défi de compétition de communication et d’organisation sous régionale sur les minerais critiques, expose le processus de paix et du bien-vivre-ensemble en RDC et dans la région des Grands-lacs aux tensions découlant des rivalités entre les grandes puissances mondiales.Haut du formulaireBas du formulaire

Conclusion

Les initiateurs du Pacte social pour la paix et le bien-vivre-ensemble en RDC et dans la région des Grands-Lacs expriment leur profonde gratitude au Chef de l’État, le Président de la République Démocratique du Congo, à tous les Chefs d’État qui les ont reçus ainsi qu’au Secrétaire général des Nations Unies.

Ils expriment également leur gratitude envers toutes les autorités institutionnelles, les acteurs politiques de la majorité et de l’opposition armee et non armée ainsi que toute la société civile confessionnelle et non confessionnelle, tant nationales qu’internationales.

Ils remercient tous les filles et fils du Pays, vivant au Pays et à l’étranger, pour leur engagement et leur soutien au processus de paix du Pacte.

Après cette première phase, les initiateurs du Pacte social notent des grandes attentes de la part de la population congolaise et celle de la région pour une paix rapide.

A l’issue de cette phase laborieuse des consultations et de diplomatie ecclésiale de haut niveau, les Pères spirituels, initiateurs du Pacte social pour la paix et le bien-vivre-ensemble en RDC et dans la région des Grands-lacs, exhortent exceptionnellement le Chef de l’Etat, en sa qualité du Représentant de la Nation et du Symbole de l’unité nationale, à engager le Pays dans un Dialogue national, conformément à la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies et aux dispositions de l’article 69 de la Constitution du 18 février 2006, en vue de permettre aux filles et fils du Pays de résoudre les causes profondes qui menacent sévèrement notre existence en tant Nation et Etat.